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[LETRAS] Madrugada (1966)

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[LETRAS] Madrugada (1966)

Message par Invité le Sam 23 Mai - 11:58

Je vous propose ce joli texte récent (1966) écrit et mis en musique par Fernando Rolòn

Madrugada

Estoy sentado a mi mesa
oyendo un tango que nadie escucha
Casi las cinco de la matina
y hay un recuerdo que me hace burla
En la ginebra aburrida
voy evocando mi vida
y detràs del ventanal
el desfile matinal
de los que ganan su pan

La noche ya larga el mazo
y talla la madrugada,
con un sol medio dormido
que alumbra el tranco aburrido
del botòn de la parada
y un punto trasnochador
de silbo y taco al compàs
se va de atorro al comboy.

En mil estaños nocheros
y en escolazos de madrugadas
palmé una vida, casi vacia
y hoy que hago cuentas no tengo nada
En la ginebra aburrida
sigo evocando mi vida
y la bronca de saber
que los años que se van
ya nunca podràn que volver.

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Re: [LETRAS] Madrugada (1966)

Message par Gregory Diaz le Mar 26 Mai - 23:40

Ouf! La c'est plus de l'espanol mais du Lunfardo! pas simple...

Estoy sentado a mi mesa
Je suis assis à ma table
oyendo un tango que nadie escucha
avec en fond, un tango que personne n'écoute
Casi las cinco de la matina
Presque 5h du mat
y hay un recuerdo que me hace burla
et un souvenir me fait sourire (moquerie/ ridicule...)
En la ginebra aburrida
Avec un Gin ennuyeux
voy evocando mi vida
je revis quelques passages de ma vie
y detràs del ventanal
et derrière la baie vitrée
el desfile matinal
le défilé matinal
de los que ganan su pan
de ceux gagnent leur vie (pain)

je laisse la suite aux autres... Smile
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Madrugada

Message par Invité le Mer 27 Mai - 11:41

Personnellement j'ai compris cette première partie un peu différemment de Carlos :

Estoy sentado a mi mesa

Je suis assis à ma table
oyendo un tango que nadie escucha
avec en fond, un tango que personne n'écoute
entendant un tango que personne n'écoute
Casi las cinco de la matina
Presque 5h du mat
y hay un recuerdo que me hace burla
et un souvenir me fait sourire (moquerie/ ridicule...)
et un souvenir m'accroche
En la ginebra aburrida
Avec un Gin ennuyeux
comme un Gin amer
voy evocando mi vida
je revis quelques passages de ma vie
et repasse ma vie

y detràs del ventanal
et derrière la baie vitrée
derrière la vitre
el desfile matinal
le défilé matinal
comme le défilé matinal
de los que ganan su pan
de ceux gagnent leur vie (pain)
de ceux qui gagne leur pain

Dans cette dernière phrase, je pense que l'auteur à voulu faire comprendre que ses souvenirs passent comme derrière une vitre et ses souvenirs lui évoquent la banalité de sa vie --> ceux qui travaillent par nécessité de gagner leur pain

Merci Di Sarli de cette première partie.

Voici la seconde assez difficile à rendre, les tournures de phrase sont très imagées, en voici une approche, il peut y avoir d'autres.

La noche ya larga el mazo
La nuit a levée l'ancre ( la nuit à larguée son mât)
y talla la madrugada
alors que se dessine l'aurore (et taille l'aurore)
con un sol medio dormido
sur un soleil encore endormi
que alumbra et tranco aburrido del botòn de la parada
(là, je reprends la phrase entière dans son contexte pour en saisir le sens)
illuminant le triste point d'orgueil (botòn del parada --> bouton d'arrêt mais aussi au figuré le point d'orgueil)
y un punto trasnochador
et un vrai oiseau de nuit (trasnochador --> noctambule)
de silbo y taco al compas (qui siffle et tape la mesure)
sifflant et titubant
se va de atorro al comboy
rentre chez lui à grand peine

Je laisse la suite à d'autres qui souhaitent s'amuser, je trouve très agréable d'essayer de sentir l'esprit d'un texte pour tenter d'en faire passer le sens en Français. C'est un excellent exercice pour préparer son voyage en Argentine.

Comprendre le texte d'une chanson lorsque l'on danse, c'est s'ouvrir à une nouvelle dimension émotionnelle, on comprend avec son corps et son âme, magique comme dirait Bidy


Dernière édition par ummolae le Ven 29 Mai - 14:13, édité 2 fois

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Madrugada 3° partie

Message par Invité le Ven 29 Mai - 14:10

Bon, comme personne ne prend la suite, je vous donne ma version du 3° paragraphe de Madrugada

En mil estaños nocheros
Dans mille boites de nuit
y en escolazos de madrugadas
et gueule de bois matinales
palmé una vida, casi vacia
j'ai perdu une vie, presque vide
y hoy que hago cuentas no tengo nada
et aujourd'hui que je fais les comptes, je n'ai rien
En la ginebra aburrida
Noyé dans ce gin amer
sigo evocando mi vida
je suis évoquant ma vie
y la bronca de saber
dans la rancoeur de savoir
que los años que se van
que les années qui s'en vont
ya nunca podràn que volver
ne pourront jamais revenir

Dommage qu'il n'y est pas plus de monde pour s'essayer à la traduction, cela donne au Tango une dimension supplémentaire. Buena suerte con el Tango.

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Re: [LETRAS] Madrugada (1966)

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